L'enquête sous tension

le 1 juin 2018 00:43

Revenons à mon enquête sur notre logement, ce 2 pièces + salle de bains & cuisine commune pour 3 :

  • Il est trop petit
  • Les règles sont trop strictes
  • Il est injustement trop chère


Peu de temps après notre arrivé nous avons rencontré la responsable des affaires étrangères de l'université pour discuter des points ci-dessus. Lorsque j'évoque notre intention d'aménager dans un nouvel appartement plus spacieux et moins chère elle nous répond que nous devons rembourser les 3 mois de loyer avancés par l'université. Elle ajoute que pour une question de visa il n'est pas possible de changer de logement et que le paiement peut se faire en cash à l'université.
Fin de la discussion.

Anastasia, notre prof de Russe et bien aimée tutrice, fut plus attentionnée à notre problème et s'occupera quelques semaine plus tard de nous ouvrir une 2eme chambre voisine.

[Photo Anastasia]

Passons maintenant au deuxième point. Les règles stipulent que nous devons confier nos clés à la concierge dès que nous quittons le logement, qu'une fois par semaine quelqu'un passera faire le ménage, qu'il est interdit d'inviter des amis après 23h, interdit de consommer de l'alcool, de déplacer les meubles et de personnaliser les lieux.
La réalité, plus dure encore, est que nos invités ne font virer de chez nous dés 23h, qu'il devient de plus en plus compliqué de récupérer nos clés à des heures tardives et enfin que la personne qui fait le ménage prend en photo notre appartement dés qu'il est mal rangé ou si de l'alcool est découvert dans le frigo ou placard ! Pire encore, nos heures de check-in & check-out + la liste des personnes qui nous rendent visites + les photos de l'appart sont quotidiennement transmit à l'université.

Des méthodes très invasives que nous découvrons de jour en jour et nous promet le pire pour la suite. Je suis d'accord de m'adapter à la culture du pays étranger mais ces méthodes d'une autre époque deviennent difficile à supporter. Après avoir discuté de notre situation avec des amis Russes, nos professeurs et mes coéquipier de basket dont certains vivent dans le même bâtiment, tous sont d'accord qu'il y a un zèle de surveillance qui se traduit, à l'européenne, par un viol de notre vie privée.


vue chambre

Nous arrivons aujourd'hui au dernier point et pas des moindre.
Après avoir sollicité plusieurs responsables de l'université pour rembourser l'appartement par virement bancaire il s'est avéré que seul un règlement en cash est possible et ce malgré nos difficulté à retirer de gros montant au DAB. Nos cartes sont toutes bloquées par nos plafond de retrait imposé par nos banque et même pour nos achat ménager nous avons parfois des refus de paiement.
Implicitement l'université nous oblige à garder sur nous des sommes en cash importantes et à trouver des subterfuges, comme avec mon passeport, dans des situations d'incapacité de paiement. Elle nous fait prendre des risques et ne s'en rend pas compte car ne nous écoute pas.

Les réclamations de remboursement du logement deviennent de plus en plus difficile à supporter. De plus je rappel que nous devons payer un loyer 3 fois plus important que nos voisins cubains et 2 fois plus important que les étudiants français de l'année précédente POUR LE MÊME LOGEMENT.

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Après le paiement en cash des frais de scolarités, des assurances imprévu et maintenant du logement et de toutes les tensions qui gravitent autour c'est trop !
Pendant que Benjamin et Clément effectuent un mandat cash chez Western Union (+ commission) je remplis un rapport de 27 pages demandé par Erasmus relatant la situation. J'indique que la formation se passe très bien, tous les crédits ECTS sont/seront validés mais que je suis insatisfait de l'aide apportée par l'organisme d'accueil en détaillant un peu.

Cette fois-ci une réaction s'amorce !

Quelques jours plus tard nous sommes convoqué dans le bureau d'Anastasia. Téléphone en haut parleur nous rentrons en contact avec notre université en France. La tension est palpable. Commence alors quelques questions d'amabilité jamais eu auparavent. Nous apprenons par la suite qu'Erasmus a sommé les deux universités à clarifier la situation des étudiants en Russie et à nous rembourser les frais de scolarités que nous aurions jamais dû payer. Je jubile.

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Après cette belle bataille de gagnée il est temps d'arrêter de réclamer nos devises Française. Il est temps de sortir de cette ville et découvrir une meilleure image de la Russie. Il est de temps de voyager.

La vue de notre chambre au levé du soleil

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Notre salon/chambre avec clément en compagnie de notre tuteur Bogdan

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Avec une rampe de neige facile d'y s'echapper

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